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Si tu veux progresser, arrête de courir après un “entraînement confortable”.

  • Photo du rédacteur: Danny The Camp
    Danny The Camp
  • 25 janv.
  • 12 min de lecture

La différence entre ceux qui deviennent bons…et ceux qui restent nuls pour toujours…elle est d’une simplicité brutale.

Ces derniers temps, j’ai parlé de choses plus avancées, plus techniques.Aujourd’hui, je parle aux débutants. Clair. Direct.

Dans notre gym, on reçoit des gens du monde entier.Certains passent pendant un voyage.D’autres débutent le Muay Thai et se disent : “Je veux juste m’améliorer un peu.”Et puis t’as ceux qui s’entraînent depuis des années, mais sentent qu’ils stagnent : “Je veux passer un cap.”Chacun a ses raisons.

Mais écoute bien ça, avant tout :

Le Muay Thai est beaucoup plus dur que tu ne le crois.

Beaucoup pensent que s’ils apprennent des techniques “stylées”, ils deviendront bons.Qu’en transpirant à mort, ils deviendront forts.

En réalité… c’est l’inverse.

Les sports de combat prennent tout ton corps.C’est pas comme le golf ou le ski, où le matos fait la moitié du boulot.Ici, ton outil, c’est toi.Ton corps.Et tu dois le contrôler avec précision.

Donc si t’as jamais vraiment fait de sport avant, la marche est haute.Oui, si t’as une bonne coordination, de bonnes capacités physiques et de la lucidité, tu peux progresser plus vite.Mais ça reste une possibilité. Pas une garantie.

Même les gens “naturellement athlétiques” ne deviennent pas bons du jour au lendemain.Ce n’est pas de la magie.La raison est simple :

Ton corps est piloté par ton cerveau et ton système nerveux.

Quand tu te dis :“Place ton pied comme ça.”“Tourne ta hanche comme ça.”“Utilise ton épaule comme ça.”…ton corps n’obéit que si ton système nerveux sait transmettre l’ordre proprement.

Moins tu as d’expérience sportive, plus ces connexions sont faibles.Au début, c’est dur. C’est normal.

Voilà la réalité :

Le Muay Thai peut avoir l’air “crédible” après quelques séances…Mais être vraiment bon, c’est une autre planète.

Si tu veux progresser, il te faut du vrai travail.Et ce travail, la plupart du temps, il est :

simple.répétitif.chiant.inconfortable.

Beaucoup plus souvent qu’agréable.

Si ton but, c’est juste de transpirer… OK.

“Je m’en fous de la technique, je veux juste transpirer.”“Je veux déstresser.”“Je veux sentir que j’ai perdu du poids.”“Je m’en fous si c’est moche. Je veux juste taper, shooter, m’exploser, et repartir content.”

Si c’est ton objectif, très bien. Vraiment.

Mais si tu lis encore, c’est que t’es pas de ce genre.Toi, tu veux progresser.

Et peut-être qu’un jour, tu voudras même combattre.

Ce blog est pour toi.

Alors pourquoi certains s’entraînent des années… et restent mauvais ?

Voilà le vrai sujet.

Pourquoi autant de gens sont encore ridicules après trois ans ?

On voit ça tous les jours.Des gens qui disent :

“Je m’entraîne depuis plus de trois ans.”“J’ai déjà fait des combats amateurs.”

…et pourtant, ils sont choquants de médiocrité.

Ça peut être dur à entendre.Mais c’est factuel.

Et presque tous ont le même problème :

Ils n’ont pas les bases.

Jab. Direct. Crochet. Low kick. Middle. Genoux. Coudes.Le Muay Thai a mille techniques.

Mais beaucoup ne comprennent pas une chose :

“Savoir quoi faire”et“être capable de le faire correctement”…ce n’est PAS la même chose.

Ce que la plupart font, en réalité ?Ils copient des mouvements.Ils font quelque chose qui ressemble à peu près à la bonne technique.

Mais la vérité est simple :

Chaque mouvement a une solution optimale.Basée sur l’anatomie. La biomécanique. La physique.

Pourquoi tu bouges comme ça ?Comment ce mouvement transfère la puissance proprement ?

Sans comprendre ça, tu peux répéter dix mille fois… et rester pareil.

Et retiens surtout ça :

Mouvement correct = mouvement beau.

C’est quoi, un “mouvement beau” ?Ça n’a rien à voir avec le talent ou un “style naturel”.

La beauté, c’est ce qui apparaît quand tu enlèves le gaspillage.Quand tu cherches l’efficacité maximale.Et cette efficacité… se voit de l’extérieur. Ça devient “propre”.

Donc à l’entraînement, le plus important, c’est de construire une technique propre.

Et l’outil numéro un pour ça ?

Le shadow. (shadowboxing)

Si tu aimes trop les paos, t’es en danger.

Ce que tu dois faire pour devenir bon

La réponse est simple :

Fais du shadow. Beaucoup.

Mais 99% des gens font l’inverse.

Ils bourrinent au sac lourd.Ils bourrinent aux paos.Ils transpirent. Ils entendent un gros BANG.Ils se sentent satisfaits.

Je le répète :

Le sac lourd et les paos ne te rendent pas automatiquement bon.

Et les paos, c’est pire. Pourquoi ?

Parce que le coach est gentil.

Il ajuste la distance pour toi.Il s’adapte à ton rythme.Il attend ton coup.Et le pire ?

Tu frappes… et tu t’arrêtes.Tu frappes sans te protéger.Tu restes ouvert… et personne ne te punit.

En vrai combat, ce moment-là = contre instantané.

Mais à l’entraînement, ça ne tombe jamais.Donc tu crois que c’est “bien”.

Ton adversaire, lui, ne s’adaptera pas.

Il ne va pas t’attendre.Il bouge.Il casse l’angle.Il sort.Il revient.

Toucher un mec en mouvement, en une fraction de seconde…ça, c’est le combat.

Le combat, ce n’est pas “frapper une cible immobile le plus fort possible”.

Comme l’a dit McGregor :“Le combat, c’est la vitesse et le timing.”

Les frappes “violentes” ne veulent rien dire.

Plus tu te crispes, plus tu ralentis.Plus tu ralentis, plus ton timing arrive trop tard.

Et dans un sport où le timing est tout…tu fais exactement l’inverse de ce qu’il faut.

Mais bizarrement… tout le monde adore les paos.

Ça claque.Tu transpires.Même avec une technique moche, si tu sors un gros bruit, tu as l’impression d’avoir fait quelque chose.

Tu filmes.Tu postes.Tu es fier.

Mais pour quelqu’un qui connaît vraiment le fight…c’est douloureux à regarder.

Et même si tu fais ça pendant des années ?Tu ne progresses pas. Pas même 1%.

Bien sûr que non.

Toi, tu es différent.

Si tu lis ce blog, c’est que tu veux casser cette version de toi-même.

Tu veux devenir vraiment bon.Propre. Contrôlé. Dangereux.

Même Naoya Inoue — un monstre — ne saute jamais le shadow.Il en fait environ six rounds par séance.Plus le niveau est haut, plus ils prennent le shadow au sérieux.

En Muay Thai, c’est pareil.

Si tu ne fais pas ce que font les meilleurs…comment tu veux progresser ?

C’est comme au golf


Des gens jouent 20 ou 30 ans.Et restent mauvais.

Pourquoi ?Parce qu’ils n’ont pas de forme.

Ils ne savent pas pourquoi ils bougent comme ça.Ils n’ont jamais appris proprement.

Donc ils copient.Ils bricolent.Ils “font à peu près”.Et au final, ils balancent juste un morceau de métal lourd encore et encore.

Évidemment, ils ne progressent pas.

(À moins qu’ils aiment juste “balancer un club” pour le plaisir.)

Les sports de combat, c’est pareil.

Balancer bras et jambes en force brute ne te rendra pas meilleur.

Même si tu viens en Thaïlande.Même si tu t’entraînes dans un gym réputé.Même si tu bosses avec un coach célèbre.

Si ta façon de t’entraîner est mauvaise…rien ne change.

“Chaque gym enseigne différemment” ? Pas vraiment.

Parfois oui.Mais la plupart du temps… c’est la même vérité.

Ça sonne différent à cause des mots, de la langue, de la façon d’expliquer.Mais l’essence ne bouge pas.

Parce que le corps obéit aux mêmes lois :anatomie + physique.

Une bonne forme augmente la reproductibilité.Et c’est pour ça que le shadow est l’outil le plus puissant.

Si tu fatigues vite…si tu n’as pas d’endurance…si tu es irrégulier…si ta précision est nulle…

Tu n’as pas besoin de “force” ou de “talent”.

Tu as besoin d’une forme propre.

Une forme propre rend tes mouvements répétables.Et quand c’est répétable… tu peux vraiment progresser.

Honnêtement ?Au gym, tu pourrais passer 70 à 80% de ton temps en shadow.

Conclusion

Si tu veux progresser :fais du shadow. Beaucoup.

Regarde-toi dans le miroir.Construis une forme propre.Travaille ton timing.

Combien de temps tu peux rester devant le miroir ?Voilà ton premier test.

Et plus tu fais du shadow…plus tu comprends une vérité inévitable :

Tu ne peux pas fuir l’entraînement chiant.

Les bases sont chiantes.C’est pour ça qu’elles marchent.

Ne les sous-estime pas.

Le piège des débutants

La plupart apprennent un jab ou un kick deux ou trois fois…tapent un peu les paos…et se disent déjà : “C’est bon, je gère.”

On voit ça tout le temps :

“J’ai déjà fait d’autres gyms, je connais.”“Je ne suis plus débutant, je suis intermédiaire.”

Non.Non non non.

Le niveau de base en fight est brutalement ennuyeux.

Tu répètes.Encore.Encore.Encore.

Jusqu’à ce que ton corps l’imprime enfin.

C’est comme faire trois mois d’école de sushi :ça ne fait pas de toi un chef.

La vraie différence, c’est ça :

Combien de répétitions chiantes tu peux faire quand personne ne te regarde ?

C’est ça qui sépare ceux qui progressent…de ceux qui restent mauvais à vie.

Un seul jab est profond

Moi, je pourrais entraîner uniquement le jab pendant trois à six mois.

Avant d’aller sur le crochet et le direct, il y a trop de choses à construire.

Et pour les kicks, c’est encore plus violent :

Tu progresses en proportion directe du nombre de kicks.

Le temps et le volume se voient dans ton niveau.

Regarde les vrais Thaïs :depuis gamins, 1000 kicks par jour. Tous les jours.

1000 par jambe, 2000 au total.

Fais ça pendant un an…et là seulement tu commences à “kicker correctement”.

Je ne dis pas aux gens occupés de faire ça.

Mais ça veut dire quoi ?

Tu ne peux pas venir une semaine, mettre 200 kicks…et croire que tu vas “changer de niveau”.

Tu as juste payé.Tu as juste transpiré.Tu repars fatigué. Voilà.

Donc ne viens pas “juste faire du sport”.

Augmente la densité de ton entraînement.

Viens avec un “objectif du jour”.

Tu payes pour être au gym.Donc finir avec “juste shadow + drills”, ça peut te sembler une perte de temps.

Mais la vérité ?

C’est le meilleur investissement.

Ton “thème du jour”

Simple :

Arrive à chaque séance avec un thème du jour.

Au début, tu ne sais même pas ce qui cloche. Normal.

Donc le coach regarde et te dit la priorité du moment.

Exemples :

  • Refais correctement le middle d’hier. Propre. Fonctionnel.

  • Ne finis pas ton coup en t’arrêtant : replace-toi, protège-toi, sois prêt au contre.

  • Tu télégraphies ?

  • Tu bourrines au lieu de relâcher ?

  • Trouve une sensation meilleure qu’hier.

Ton focus change selon la personne.

Mais s’entraîner sans objectif… ça finit toujours pareil :tu t’excites, tu bouges partout, tu sues, et tu repars avec juste “j’ai bien bossé”.

Non.

Je veux que tu t’entraînes comme ça :tu parles à ton toi d’hier…et tu sens la réponse de ton toi d’aujourd’hui.

C’est comme ça qu’on progresse.

Langue, drills, et vrai but


Tous les gyms ont le même problème :

la barrière de la langue.

Les gens viennent de partout.L’anglais est la base, mais beaucoup ne le parlent pas bien.

Expliquer la technique juste avec des mots a des limites.Avec des gestes, c’est encore pire.

Les enfants répètent 10 000 fois et absorbent.Les adultes, non.

Donc “kick 1000 fois par jour”, pour un adulte, c’est souvent irréaliste.

C’est pour ça qu’on explique au maximum :pourquoi tu bouges comme ça,pourquoi cette forme est importante,pourquoi c’est cette mécanique-là.

Et même avec ça… il y a toujours des choses qui passent mal.

Alors on utilise les drills comme “langage”.

Les drills forcent ton corps à apprendre la mécanique.

Au début, tu ne comprends pas.Tu répètes.Encore.Encore.

Ce n’est pas fun.

C’est chiant.C’est monotone.

Bien sûr que c’est plus agréable de casser le sac lourd ou d’envoyer aux paos.

Mais ces drills contiennent les ingrédients qui te mettent sur le bon mouvement.

Parfois ça ne ressemble même pas au fight.Mais c’est la base.

Et ça, je peux te le dire sans hésiter :

Ceux qui font le shadow et les drills sérieusement…changent radicalement en 3 à 6 mois.

Les paos, c’est un bonus. Pas le cœur du travail.

Faire uniquement des bases tous les jours, c’est dur mentalement.On le sait.

Donc oui : on met des paos, on met des gants.Et même, chez nous, c’est intense, long, généreux.

Mais ne te trompe pas :

Ce n’est pas le principal.

C’est une vérification.Un test de ce que tu as construit avec les bases.

Tu veux “que des paos” ?OK. Fais du privé.

Mais écoute bien :

Les paos seuls ne te rendront pas bon.

Les paos, c’est plus proche d’un vrai combat que le sac lourd.Mais ce n’est pas le combat.

On appelle ça “le milieu” entre le sac et le fight parce que ça contient :

  • la distance

  • le timing

  • la réaction

C’est pour ça que ça marche.Et c’est pour ça que c’est agréable.

Et c’est là le piège :

Cette sensation agréable, c’est ce qui t’empêche de progresser.

Si tu fais des paos sans bases…tes mauvais gestes se solidifient.Ta mauvaise forme devient ta norme.

Les bases ne se construisent pas aux paos.Elles se construisent dans le travail des bases.

Les paos, c’est juste un endroit pour tester ce que tu as construit.

Force brute = ralentissement. Relâchement = solution.

Autre vérité que les débutants ignorent :

La plupart frappent et kickent en force brute.

Ils pensent que “combat” = “mettre le plus de force possible”.

Non. Faux.

Plus tu te crispes, plus ton corps ralentit.

Ce n’est pas un discours.C’est de la biomécanique.

Quand tu te crispes trop, tu fais de la co-contraction :les muscles opposés se contractent en même temps.

Résultat :tes articulations se bloquent,ta liberté disparaît,ta vitesse tombe,ton timing devient en retard.

Donc la tension que tu prends pour de la “puissance”…tue ta vitesse.

Change ta mentalité :

Tes bras et tes jambes sont des outils.Le relâchement, c’est la base.

Tes mains et tes pieds ne sont pas censés “travailler dur” tout seuls.Ils sont juste les extrémités entraînées par ton centre.

Dès que tes extrémités deviennent les stars, ton mouvement devient petit.Petit = faible.Lent.Sale.Et surtout : tu n’enchaînes plus.

Si tu frappes juste avec les épaules et les bras :tu te crames vite.Et tes coups deviennent toujours :

  • légers

  • lents

  • sans impact

Et tu t’arrêtes à la fin.Sans défense. Sans sortie. Sans suite.Donc : dangereux.

Ce qu’il te faut, ce n’est pas “de la force de bras”.C’est la coordination du corps entier.La chaîne cinétique.

Sol → jambes → hanches → tronc → épaule → bras.

Le bras vient en dernier.Toujours.

Donc inutile de bourriner.

Plus tu bourrines, plus tu casses la chaîne.Plus tu perds ta vitesse.Plus tu ruines ton timing.

Le moteur, c’est le sol

Beaucoup se trompent :

La puissance ne vient pas des bras.Elle vient du contact au sol.

Tu pousses le sol.Le sol te renvoie une force.Tu l’absorbes et tu la transfères.

Sans sol, pas de puissance.

Et pour transférer ça, tu as besoin du tronc.Mais tronc ne veut pas dire “abdos contractés à mort”.

Le tronc est un pilier.Si tu le bloques, tu le casses.

Tu perds tes articulations.Tu déconnectes la chaîne.Et la force du sol n’arrive jamais aux mains ni aux pieds.

Les jambes et les hanches créent la rotation.Le tronc transporte.Les extrémités sortent à la fin.

Centre de gravité, équilibre, base

Donc si la puissance n’arrive pas…c’est quoi le problème ?

Ta base.

Ton centre de gravité.Ton équilibre.

Si ton poids dérive à droite, à gauche, en avant, en arrière…ton axe se casse.

Et quand ta base s’effondre, la puissance fuit avant d’arriver à la cible.

Tu as l’impression “d’envoyer”.Mais ce qui touche l’adversaire… c’est vide.

Ce n’est pas que tu manques de force.C’est que ton chemin de puissance est cassé.

Donc oui :

L’équilibre et le centre de gravité, c’est essentiel.

Aligne ta base, et le même mouvement devient tout autre chose.

C’est pour ça qu’on fait des drills “chiants” qui recentrent ta base.

Tu les sautes ?Tu ne progresseras jamais.

Le jeu de jambes, c’est la clé

Tu as une base correcte, mais tu ne touches rien en sparring ?Pourquoi ?

Simple :

Dès que tu bouges… ta base s’écroule.

Le combat ne se fait pas immobile.Tu dois garder ta base en mouvement.

Donc à partir d’ici, ce n’est plus “poings et pieds”.C’est du placement.

Et le placement, c’est le footwork.

Le footwork contrôle :

  • la distance safe

  • la distance de frappe

  • l’angle avantageux

Si ton footwork est mauvais :même un jab propre ne touche pas.même un kick puissant n’arrive pas.

Tu peux être rapide. Ça ne sert à rien si tu es mal placé.

Avant la technique… tu dois être à la bonne place.

Mauvais footwork = “juste bras / juste jambes”

Beaucoup de gens ont des années d’expérience… et un footwork catastrophique.Ils ont ignoré ça.Ils ont juste tapé, tapé, tapé.

C’est comme aller à la guerre avec des armes… sans carte.

Sans footwork, tu deviens :

  • nul en distance

  • penché vers l’avant

  • incapable de te replacer

  • arrêté après chaque coup

  • ouvert, fragile, fatigué… et tu touches rien

La compétence la plus négligée, c’est le footwork.

Le sport mental ultime

Tout le monde veut :mettre fort, faire du bruit, transpirer, se sentir satisfait.

Mais dès que tu cèdes à ça…tu stagnes.

Tu crois “ajouter des techniques”.En vrai, tu négliges tes bases et ton placement.

Et peu importe ton temps et ton argent :tu ne bouges pas.

Comme le golfeur amateur dont le handicap ne baisse jamais.

Les sports de combat, c’est mental.

Tes sensations ne comptent pas.

Tu peux croire “je frappe fort”.Si ton adversaire trouve ça faible, ça ne compte pas.

Tu peux croire “je suis rapide”.Si ton timing est en retard, ça ne compte pas.

Ce qui compte, c’est ce qui est vrai de son point de vue :

  • c’est rapide ?

  • c’est dangereux ?

  • ça fait mal ?

C’est tout.

Donc laisse ton ego de côté une seconde.Regarde-toi froidement :

Ton coup prend-il la trajectoire la plus courte ?Ta vitesse à l’impact est-elle maximale ?Tu freines avant l’impact ?Tu transfères proprement tout ton corps dans la frappe ?

Quand tout ça est vrai…tu as une forme parfaite.

Et on revient toujours au même point :

Le shadow, c’est tout.

Mot de fin

Progresser, ce n’est pas du talent.

C’est :la qualité du travail

  • le volume de répétitions.

Ne cours pas après le “spectaculaire”.Ne te fais pas piéger par ce qui te fait plaisir.

Accumule les bases.Proprement. Sérieusement.

C’est le chemin le plus rapide.

Donc à partir d’aujourd’hui :fais du shadow.

(Si tu veux, on a un autre article sur le shadowboxing.)

Bonus : bande tes mains toi-même.


Il y a un truc que trop de débutants ne comprennent pas :

Ils ne savent pas se bander.

Ils sous-estiment les bandes.C’est une protection pour tes poings.

Mais pas seulement.

C’est aussi un rituel.Un passage du quotidien vers l’état d’esprit du combattant.

Tu te poses.Tu bandes propre.Tu protèges tes mains.Petit moment de concentration. Presque méditatif.

Ne le prends pas à la légère.

Et honnêtement…

Si tu postes “je fais du Muay Thai” ou “je boxe”…mais tu ne sais même pas te bander…c’est un peu la honte.

Dans notre gym, il y a des QR codes partout.Tu scans, tu regardes les tutos, quand tu veux.

Ce n’est pas une cérémonie royale.Tu n’es ni roi ni reine.

Protège tes mains.

Tu as mal aux phalanges ?Ta peau s’ouvre ?Ce n’est pas “être dur”.

C’est juste que tu bandes mal.

Classique.

Jour 2, jour 3 :“J’ai mal aux jointures.”“Ma peau pèle.”

Certains croient même : “Mes poings sont solides.”

Non.

Dans la majorité des cas, c’est juste des bandes mal serrées.Trop lâches. Ça bouge dans le gant.Chaque frappe frotte et arrache la peau.

Ce n’est pas parce que tu frappes fort.

Je le redis :

Les bandes servent à protéger tes poings.

Bande pour ne pas avoir mal.Bande pour ne pas frotter.

Avec soin.Avec sécurité.

Écoute tes mains pendant que tu bandes.


 
 

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